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CPM

Aussi appelé : coût pour mille, coût pour mille impressions, cost per mille

Le CPM est le coût de mille affichages d’une publicité. Il valorise la portée et la visibilité plutôt que les clics ou les ventes, ce qui en fait l’unité courante de la publicité de notoriété, display et vidéo.

Retour au lexique

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CPM signifie coût pour mille, mille au sens de mille impressions : c’est le prix de mille affichages d’une annonce. Une impression est comptée chaque fois que l’annonce se charge à l’écran, que la personne la remarque, la fasse défiler ou clique dessus.

L’indicateur apparaît partout où l’espace se vend à l’exposition : réseaux display, emplacements vidéo, télévision connectée, parrainages de podcasts et réseaux sociaux payants. Meta affiche le CPM sur chaque campagne, quel que soit l’objectif, et les solutions d’achat programmatique tarifent presque tout leur inventaire de cette façon.

Le CPM ne dit rien de ce qui se passe après l’impression : il appartient au haut du tunnel. Une enseigne qui paie pour faire connaître une nouvelle gamme de soins lit le CPM ; la même enseigne qui paie pour des achats lit le CPA ou le retour sur dépense publicitaire et garde le CPM comme chiffre d’appoint.

Fonctionnement

Ce qui fait monter ou baisser le CPM

Les impressions se vendent elles aussi aux enchères, mais l’enchère gagnante est exprimée pour mille vues. Le prix d’équilibre dépend du nombre d’annonceurs qui veulent la même audience au même moment. Le CPM grimpe donc pendant les fêtes de fin d’année, le Black Friday et les périodes de soldes.

L’audience choisie compte autant que le calendrier. Un petit groupe de personnes qui ont récemment consulté votre page de tarifs coûte cher pour mille, car beaucoup d’annonceurs courent après les mêmes visiteurs. Une large audience d’adultes dans une région entière est bien moins disputée : chaque millier d’impressions coûte moins, même si moins de gens seront intéressés.

Le format et l’emplacement changent aussi le chiffre : une vidéo verticale en story, une publicité vidéo désactivable avant un contenu et une petite bannière sous un article d’actualité se vendent à des tarifs très différents. La répétition compte également : la dixième exposition de la même personne reste une impression, et vous la payez.

Exemple

Un exemple chiffré pour une boutique en ligne

Imaginons une boutique en ligne d’ustensiles de cuisine qui lance une campagne vidéo sur Meta pour présenter une nouvelle gamme en fonte. En deux semaines, elle achète 800 000 impressions auprès de personnes qui suivent des pages de cuisine, pour une dépense de 4 800 €. Le CPM vaut 4 800 divisé par 800, soit 6 € pour mille impressions.

Pour savoir si cette portée valait son prix, il faut la relier à l’étape suivante. Disons que la vidéo obtient un taux de clic de 1,5 %, soit 12 000 clics, et que 2 % de ces visiteurs achètent, soit 240 commandes. Avec un panier moyen de 60 €, la campagne a produit 14 400 € de chiffre d’affaires pour 4 800 € de dépense, et chaque commande a coûté 20 €.

Changez une hypothèse et l’image bascule. Avec un taux de clic de 0,5 %, les mêmes 800 000 impressions donnent 4 000 clics et 80 commandes, et le coût par commande monte à 60 €, soit exactement le panier moyen.

Usage

Quand s’appuyer sur le CPM et quand regarder au-delà

  • Appuyez-vous sur le CPM quand l’objectif est d’être vu par un groupe défini : lancement de produit, campagne de marque, annonce d’un événement ou message qui doit passer avant que les gens se décident.
  • Servez-vous-en pour comparer des emplacements qui vendent la même audience, comme deux réseaux vidéo ou deux segments d’un même compte Meta, où seul le prix de l’exposition varie.
  • Il trompe quand un CPM bas vient d’une audience large ou de faible qualité : vous avez acheté beaucoup d’impressions, mais les mauvaises personnes les ont vues.
  • Il trompe pour les campagnes de vente, où la régie optimise vers les achats et où un CPM plus élevé signale souvent qu’elle a trouvé des acheteurs plutôt que des curieux.
  • Associez-le au CTR et à la répétition pour savoir si les gens ont réagi, et au taux d’engagement quand le format appelle commentaires et partages.

Points de vigilance

Les erreurs fréquentes avec le CPM

  • Choisir les impressions les moins chères possibles, puis accuser le visuel quand la campagne ne fait progresser ni les recherches, ni les visites, ni les ventes.
  • Lire le CPM comme une mesure de résultat, alors qu’il ne fait que tarifer l’occasion d’être remarqué et ne dit rien de ce que les gens ont fait ensuite.
  • Comparer le CPM entre formats, par exemple une vidéo courte de six secondes et une story plein écran, comme si une vue valait la même chose dans les deux.
  • Laisser la répétition sans plafond, si bien qu’une grande part des impressions payées sont la huitième ou la neuvième exposition de la même personne.
  • Oublier la visibilité réelle : une impression servie en bas d’une page que personne ne fait défiler compte quand même, et coûte quand même, sur beaucoup de réseaux display.

FAQ

Questions sur CPM

Comment se calcule le CPM ?

Divisez la dépense publicitaire totale par le nombre d’impressions, puis multipliez par 1 000. Prenons une campagne qui dépense 900 € et sert 150 000 impressions : 900 divisé par 150 000 donne 0,006, et multiplié par 1 000 cela fait un CPM de 6 €. La formule est identique sur toutes les régies qui affichent les impressions.

Pourquoi mon CPM sur Meta a-t-il augmenté d’un coup ?

Le plus souvent, davantage d’annonceurs se disputent la même audience, ce qui arrive autour des fêtes et des grands temps forts commerciaux. Une audience plus étroite, un visuel qui suscite peu de réactions ou une nouvelle campagne encore en phase d’apprentissage peuvent aussi faire monter le prix. Regardez si les résultats par impression ont changé avant de couper la dépense.

Vaut-il mieux enchérir au CPM ou au CPC ?

Tout dépend de l’objectif. Payer pour mille impressions convient à la notoriété, quand être vu par un groupe défini est le but. Payer au clic convient aux campagnes où la visite sur votre site est l’étape qui compte. Comparez les options sur le coût du résultat qui compte pour l’entreprise, pas sur l’unité de facturation.

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